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Le béret basque
est une coiffure spécifiquement pyrénéenne et plus exactement
béarnaise. Au Moyen-âge les gens de Bigorre, de
la Sioule et du Béarn portaient tous le béret, y
compris le clergé. Le Béarn, en effet, et non le pays Basque, où les
premiers touristes français de 1936 ont pu découvrir la fameuse
coiffure en se rendant sur la côte, et l'ont ainsi identifiée à un
usage typiquement local. Grands voyageurs s'expatriant même souvent,
les Basques ont également été les premiers à faire connaître le
béret dans le monde entier, l'élevant au rang de symbole national.
Histoire
À l'origine, c'était l'apanage du berger, couvre-chef protecteur
contre le froid ou la pluie. Il a été une coiffure largement
répandue, notamment au XVIIe siècle. La couleur, variable au cours
du temps, a eu une forte valeur symbolique. Écru à l'origine, il a
été soit blanc, soit teinté en brun, en bleu, en rouge, selon les
régions et les communautés pyrénéennes. Le béret était la coiffure
des guides de haute montagne des Pyrénées, avec souvent une couleur
réglementaire (bleu à Luchon). Depuis son expansion à partir du XIXe
siècle, la seule couleur qui garantisse l'authenticité du béret
civil est le noir, bien que le béret rouge soit l'apanage des férias
et des festivités en général dans le Pays basque français et
espagnol, et les Landes. Attribué sous sa forme la plus large aux
bataillons de chasseurs alpins (le béret était censé protéger de la
pluie jusqu'aux pieds du soldat en faction), le béret est
progressivement devenu la coiffure militaire la plus répandue dans
le monde, avec des couleurs et des insignes variés, et des manières
de le porter très codifiées.
Le port du béret est un élément d'identité culturelle forte dans le
sud-ouest de la France. Même si son usage tend à se raréfier, il
persiste cependant dans les campagnes et gagne les jeunes
générations à l'occasion des férias (notamment Bayonne, Dax et
Mont-de-Marsan). De par son mode de fabrication, on peut considérer
qu'il n'y a pas deux bérets identiques, ce qui lui donne une
souplesse et une versatilité propres à exprimer toutes les
personnalités.
Le béret est généralement considéré comme un couvre-chef masculin.
Il est toutefois devenu un élément de la mode féminine en France
dans les années 1930, coiffant notamment certaines vedettes de
cinéma de l'époque : Michèle Morgan, Greta Garbo.
Fabrication
Le béret est exclusivement en laine tricotée, sous forme d'une
grande galette circulaire, qui est ensuite mise en autoclave et
feutrée, de manière à resserrer les fibres, à lui donner ses
dimensions définitives et à le rendre solide et imperméable. Il est
ensuite gratté, teint, on coud une doublure à l'intérieur ainsi que
la bordure intérieure en cuir. La petite « queue » qui dépasse au
centre, le coudic, était l'extrémité des fils résultant du tricotage
à la main. Comme il n'existe plus avec le tricotage machine, il est
rapporté ultérieurement : son absence serait en effet inacceptable.
La fabrication des bérets « fantaisie » se fait selon des procédés
différents.
Le béret est entre autres fabriqué à Nay qui accueille le Musée du
béret. Oloron possède aussi une longue histoire liée au béret:
c'est la capitale du béret. Autrefois florissante, cette activité a
subi de plein fouet la crise de l'industrie textile. Aujourd'hui, il
ne reste que deux sociétés: Béatex, employant environ 80 personnes
dont les créations sous la marque Pierre Laulhère sont connues et
reconnues dans le monde entier, et la société Blancq-Olibet.
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