Charlemagne
Quittant
Pampelune, dont il s'était finalement emparé et
avait fait raser les remparts, Charlemagne reprit la
route des Pyrénées via le col de Roncevaux.
Ce
fut là, que le 15 août 778, son arrière-garde fut
victime d'une embuscade.
Les
plus importantes descriptions proviennent de la
Chanson de Roland, poème du XIème siècle, qui doit
plus au mythe qu'à l'histoire.
Au
moment où son armée avançait, étirée en longue
file à cause de l’étroitesse du passage,
l’ennemi, posté au sommet des hauteurs, attaqua
l’arrière-garde. Il massacra les hommes jusqu’au
dernier. Dans ce combat, fut tué Roland, duc de
Bretagne et neveu de Charlemagne.
La
brèche de Roland
D'après
la légende (la chanson de Roland), au cours de la
bataille de Roncevaux, Roland, ne voulant pas laisser
son épée Durandal intacte aux mains des Sarrasins,
tenta de la briser contre le rocher, mais ce fut la
muraille qui se fendit, donnant naissance à cette brèche...
« Roland frappe encore contre une pierre bise
dont il abat un énorme quartier. L’épée grince,
mais elle n’éclate ni ne se brise ; vers le
ciel elle rebondit. Quand le comte voit qu’il ne la
brisera pas, très doucement, il la plaint en lui-même :
« Ah ! Durandal, comme tu es belle et
sainte ! Dans ton pommeau doré, il y a beaucoup
de reliques : une dent de saint Pierre, du sang
de saint Basile, des cheveux de Monseigneur saint
Denis, et du vêtement de sainte Marie. »
Chanson
de Roland, strophe CLXXIII, composée vers
1100-1125.