Pyrénées-Passions Bigorre

   Le pic du midi de Bigorre

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Un peu d'histoire.
Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, le Pic du Midi de Bigorre est étroitement associé à l'Observatoire, qui a connu, depuis sa création, une histoire tourmentée et passionnante.

En 1873, c'est une station météorologique qui voit le jour, en attendant le financement nécessaire à l'élaboration de l'Observatoire. La station n'est même pas construite au sommet du Pic mais 300 mètres plus bas, au niveau du col de Sencours. Il faut attendre 1878 pour que les premiers travaux soient lancés. Ils vont durer 4 ans et nécessiter de gros efforts. Les ouvriers ne peuvent travailler que quelques mois par an, à cause des intempéries et des chutes de neige, qui rendent le chantier délicat. L

Ce qu'il reste de la station aujourd'hui

En 1882, l'Observatoire est enfin inauguré, pour la plus grande joie de ses fondateurs. Joie de courte durée puisque les finances sont à sec et la gestion impossible. L'État récupère donc l'Observatoire, accorde un budget de fonctionnement et nomme Célestin-Xavier Vaussenat (l'un des fondateurs) directeur de l'Établissement.
Vaussenat ne chôme pas. Il entreprend toute une série de travaux et encourage les scientifiques à venir travailler à l'Observatoire, malgré les difficultés d'accès.

Montée des caisses

Pendant des décennies, de très nombreuses études et mesures permettent d'affiner les connaissances scientifiques. En 1904, le directeur de l'Observatoire de Toulouse, Benjamin Baillaud, décide de construire un télescope au Pic. Deux ans plus tard, la coupole est terminée. Le télescope, qui a été fabriqué dans la région parisienne, est acheminé par train puis par chars à bœufs jusqu'au col du Tourmalet. Ce sont ensuite les soldats de Tarbes qui acheminent les 22 caisses jusqu'à l'Observatoire !

25 avril 1907 au soir. 

Seul le dôme de la coupole Baillaud en construction émerge de la neige

A la cuisine de l'observatoire en 1906



Paradoxalement, les astronomes français ne se bousculent pas au Pic. En 1922, un rapport remis par le directeur de l'Observatoire de Meudon recommande même la fermeture de l'Établissement ! Afin d'éviter cela, les responsables prennent la décision d'oublier un peu l'astronomie et d'orienter l'Observatoire vers la géophysique. Fort heureusement, ni les décisions politiques, ni la seconde guerre mondiale ne mettront un terme aux activités de l'Observatoire. Deux nouveaux télescopes sont installés et permettent d'approfondir encore les recherches astronomiques.


En 1951, on inaugure le téléphérique ! Cette petite révolution permet à de nouvelles équipes de scientifiques de mener de nouveaux travaux, dont ceux consacrés à la physique solaire. On voit même arriver des astronomes de l'université de Manchester, chargés de prendre des milliers de photos de la surface lunaire afin de préparer les futures missions des fusées Apollo !


En 1980, on procède à la mise en place d'un nouveau télescope, qui demande de gros travaux.
Tout semble aller pour le mieux jusqu'en 1993, lorsqu'un rapport d'audit international préconise de privilégier l'Observatoire de Haute-Provence au détriment de celui du Pic du Midi. Le financement des activités scientifiques est assuré jusqu'en 1998, mais pas au-delà. C'est sans compter sur l'ambition et la volonté des responsables de l'Observatoire et de l'Université Paul Sabatier, qui lancent alors le projet " Pic 2000 ".

Pic 2000
La menace de fermeture du site a conduit les responsables locaux à s'unir et lancer un vaste programme de rénovation. Aidé par les communes environnantes, le département, la région Midi-Pyrénées, l'État français et l'Europe, le Syndicat Mixte transforme l'Observatoire en véritable site " scientifico-touristique ".
Des travaux d'aménagement très importants sont réalisés, afin d'accueillir les visiteurs au sommet du Pic. Un tout nouveau téléphérique est installé, toujours dans un souci d'améliorer le confort du public. Après trois années de chantier et un investissement de 200 millions de francs, l 'Observatoire " new-look " ouvre enfin ses portes.

doc: francesudouest.com et imcee.fr