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Roger de Monts,
né le 20 mai 1850 à Toulouse, mort le 29 décembre 1914 au château de
Montbardon, dans le Gers, est un des grands pyrénéistes du XIXe
siècle, réalisateur des grandes « premières » hivernales.
Il est issu de
familles d'origines béarnaise et bigourdane. Son père est un grand
amateur de montagne, et il communiquera cette passion à son fils. La
famille habite au château de Bellegarde, près de Masseube (Gers), et
gère ses terres, ce qui sera toujours l'activité de Roger, très
attaché à son terroir, il sera longtemps conseiller municipal de
Bellegarde, de 1888 à 1904.
Amoureux d'une
jeune fille du voisinage, ses parents s'opposent à ce mariage. Alors
Roger se lance à corps perdu dans les ascensions en montagne. On n'a
pas de relations sur cette époque, car il ne jugeait pas utile
d'écrire ni de tenir un carnet de ses courses. Les grands noms du
pyrénéisme sont les hôtes du château de Bellegarde : Henry Russell,
Henri Brulle, Jean Bazillac, Lucien Briet, et bien d'autres...
C'est le début
d'une longue carrière au cours de laquelle il va réaliser de
nombreux exploits, accompagné des grands guides du moment, comme
Célestin Passet, François Bernat-Salles. L'exploit absolu reste sa
participation à la cordée qui réussit pour la première fois
l'ascension du couloir de Gaube (avec Brulle, Bazillac, Célestin
Passet et Bernat-Salles, le 7 août 1889.
En 1896, il peut
enfin épouser sa bien-aimée. Roger de Monts cesse son activité
d'ascensionniste pour se consacrer à ses terres et à son épouse.
Mais cette union restera sans enfant.
Il meurt au
château de Montbardon et est inhumé le 1er janvier 1915 à
Bellegarde.
Principales
courses
Le 31 décembre
1875, de Monts rejoint le général Nansouty pour fêter le nouvel an
au sommet du Pic du Midi de Bigorre. De là vient sa vocation pour
les ascensions hivernales.
Le 1er mars 1879,
il atteint le sommet du Néthou (l'Aneto) avec les guides
luchonnais B. Courrège, B. et V. Paget. Le 23 décembre, le Mont
Perdu, par Arrasas (vallée d'Ordesa), avec Haurine et Junté.
L'hiver 1880, il
entreprend une campagne avec Célestin Passet : le Néthou (5
janvier), puis les premières hivernales du Pic de Vallibierna et des
Posets, revenant à Luchon par le port d'Oô.
En 1881, première
hivernale du Mont Valier, et celle du Balaïtous, avec Célestin
Passet. Il enchaîne par
la Munia
(3133 m)
avec Chapelle, puis le Néouvielle, et de nouveau avec Célestin, le
Cylindre, le Taillon,
la Tour.
En 1887
Roger de Monts a laissé son nom à une voie très particulière du
cirque de Gavarnie : La voie de Monts qui permet
d'accéder au déversoir de la Grande Cascade,
depuis le fond du
cirque de Gavarnie. Russell tenta le premier cette
course, une voie directe
pour arriver du fond du cirque à l'origine de la Grande Cascade.
Après avoir atteint
la Brèche
des Druides, un mur vertical le sépare du but. Il doit rebrousser
chemin et éprouve les plus grandes difficultés pour regagner les
Rochers Blancs. Il était monté trop haut.
C’est en restant
plus bas, que de Monts, Bazillac et Célestin Passet passèrent
presque horizontalement de l'origine de la cascade aux Rochers
Blancs. Ils revinrent l'année suivante explorer la partie inférieure
et ouvrir ainsi la voie intégrale depuis la base des murailles du
cirque jusqu'au déversoir de la cascade.
En 1888, il
réussit la première hivernale du Pic du Midi d'Ossau. La même année,
il escalade la cascade de glace du Mont-Perdu (3
355 m) avec Célestin Passet et François
Bernat-Salles, réalisant la première ascension de la face nord.
Le 7 août 1889,
c’est l'exploit absolu il réussit pour la première fois l'ascension
du couloir de Gaube avec Brulle, Bazillac, Célestin Passet et
Bernat-Salles. Ayant lâché prise, il se trouve quelques instants
suspendu dans le vide, au bout de sa corde. Mais cette réussite
efface tous les désagréments que la cordée a dû subir...
Doc, wikipédia
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Gavarnie- La voie de Monts |

Gavarnie- Névé au pied de la cascade |

Pic du Midi d'Ossau |

Au sommet du Vignemale
Photos Eugène Trutat
(1840-1910)
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