|
Louis
Le Bondidier,
né en 1878 en Lorraine, mort le 9 janvier 1945, est un
pyrénéiste et collectionneur français, fondateur et
premier conservateur du Musée pyrénéen de Lourdes. Il
est indissociable de son épouse, Marguerite Liouville,
dite Margalide, née le 3 septembre 1879, morte en
mai 1960.
Le
père de Marguerite Liouville[],
receveur de l'enregistrement, déplace sa famille en
fonction de ses nominations successives. Marguerite fait
des études à l'école des beaux-arts de Nancy. Le 8
décembre 1898, elle épouse un jeune confrère de son
père, Louis Le Bondidier, lui aussi receveur de
l'enregistrement et comme elle d'origine lorraine.
Installés à Verdun, ils ont un fils, Yves, qui meurt le
24 mai 1900. Le 13 juillet 1901, Louis Le Bondidier est
nommé à Campan (Hautes-Pyrénées). Il est alors décidé à
y rester le moins longtemps possible. Mais le couple
découvre les Pyrénées, et entreprend aussitôt une
exploration qui se mue en passion, enchaînant les
courses de haut niveau. Marguerite adopte définitivement
pour son prénom la forme pyrénéenne de Margalide.
Après quelques randonnées, l'ascension du Pic du Midi de
Bigorre est la première vraie course du couple, suivie
par de nombreuses autres. En 1902, Louis Le Bondidier
organise le congrès du Club alpin. En 1903, il fonde la
fédération franco-espagnole des sociétés pyrénéistes. Du
19 juillet au 17 août 1906, Louis et Margalide
ascensionnent successivement le Besiberri, la Maladeta, les Posets,
réalisant cinq premières, pic Margalide, pic Maudit, pic
d'Espadas, pic Beraldi, pic des Tourets. Le récit de
cette équipée, publié dans le Bulletin pyrénéen,
sera repris en un volume, Un mois sous la tente.
Le Bondidier écrit beaucoup, alimentant en articles les
revues de montagne, en même temps qu'il lit les
« classiques » et se constitue une impressionnante
bibliothèque personnelle.
En
1908, il organise le premier concours de ski aux
Pyrénées, à Payolle. Pour l'occasion, Margalide est la
première femme à pratiquer le ski dans les Pyrénées.
L'année suivante, le bureau de l'enregistrement de
Campan est supprimé. Il n'est plus question pour le
couple de quitter les Pyrénées : Louis Le Bondidier se
met en disponibilité, reprend et réaménage l'hospice de
Payolle (1910) puis l'hôtellerie du Pic du Midi de
Bigorre (1911). Le Touring club de France et l'Office
national du Tourisme lui confient plusieurs missions.
En
1913, des crises d'hémoptysie contraignent Louis Le
Bondidier à abandonner ses activités montagnardes. Il
doit redescendre vers des contrées moins exposées et il
s'installe à Pouzac, près de Bagnères-de-Bigorre. De son
côté Margalide souffre de rhumatismes qui limitent ses
capacités, bien qu'elle réalise encore des courses
exceptionnelles.
|

Louis et Margalide Le Bondidier à Gavarnie |

Pic Bondidier
(Maladeta) |
|