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Les
frères Cadier (Georges, Henri, Albert, Charles, Édouard)
sont célèbres pour avoir gravi en deux étés, 1902 et
1903 la plupart des sommets de plus de 3000 mètres entre
l'Aneto et le pic du Balaïtous.
Nombre de ces voies portent toujours leur nom. Les
descriptions qu'ils ont consignées, par leur qualité,
sont des textes de référence encore édités. La grande
bâche verte sous laquelle les cinq frères s'abritent
pour dormir à la dure est tout aussi célèbre qu'eux.
Les
cinq frères Cadier sont les enfants d'Alfred Cadier, et
d’Helen Bost. Alfred fut pasteur à Osse-en-Aspe
petit village dans la vallée d'Aspe, entre 1871 et 1920.
Georges
(1874-1952) est alors pasteur protestant à Azay-le-Brûlé
en Poitou. Il publia Au Pays des Isards, récits de leurs
courses en montagne.
Henri
(1877-1985) est étudiant en droit à Paris puis avocat.
Albert
(1879-1929) est étudiant en théologie à Genève, il est
le photographe.
Édouard (1881-1958) est élève-ingénieur à l'Institut industriel
du Nord à Lille.
Charles
(1882-1965) est étudiant en théologie à Montauban
deviendra missionnaire au Gabon.
Du 7
au 16 août 1902, partis à Luchon à bicyclette et en
train, ils gravirent l’Aneto, le pic du Milieu, le pic
de la
Maladeta, le Tusse de Maupas, le
Crabrioules, le Gourgs Blancs, le Grand Batchimale, les
Posets et le pic de la Munia.
Du 6 au 16 août
1903, et entièrement à pied de Lourdes à Osse, ils
gravirent : Le pic Long, le grand Astazou, le pic du
Marboré, le Cylindre du Marboré, le Mont Perdu, le Soum
de Ramond, puis (par Añisclo et Arrasas), le Taillon, le
Grand Tapou, la Pique Longue du
Vignemale et le Balaïtous.
En 2
courses immenses, les frères Cadier entrent dans la
grande histoire du pyrénéisme.
"Tu nous as vu naître et grandir.
Nous te devons muscles et poumons.
Nos te devons mieux que cela : des enthousiasmes, des
joies hautes et pures, des souvenirs fortifiants, la
santé morale.
Nous t'aimons en passionnés comme une amie très
puissante et très belle.
Et nous n'avons qu'une ambition : te faire aimer."
Les cinq frères Cadier
( Au pays des isards, 1902)
Laissons au Comte Henry Russel le mot de la fin pour
qualifier les exploits des frères Cadier :
"les montagnards sont comme les musiciens, qui ont le don
d'enfanter des chefs d'œuvres avec quinze ou vingt notes
déjà utilisées par leur ancêtres, mais dans un autre
esprit, dans un autre ton, et surtout avec d'autres
émotions"
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